
Le gouverneur de la province du Bas-Uélé, Mike-David Mokeni Amisi, a séjourné à Dingila, où il a été accueilli et hébergé par le Parc Agro-Industriel de Dingila SA (PAID SA). Il a visité les usines de coton et pu constater que les équipements de transformation en fibre sont opérationnels, grâce à la remise en état des égreneuses et des presses à balles.

Les équipes de PAID SA sont structurées et formées pour le développement agricole et l’exploitation des usines. Les sites de Dingila, Bambessa, Titule et Makongo sont opérationnels, et plusieurs maisons et bureaux du village de Dingila, propriété de la société, ont été rénovés.
La relance de la filière coton
Après plus de 27 ans d’arrêt, la production reprend. Romain Felber, propriétaire de PAID SA, accompagné de son épouse Odiane Lokako et de ses associés, a rencontré les autorités civiles et traditionnelles et sensibilisé les associations de femmes productrices. L’objectif immédiat est fixé à 2 000 tonnes de coton pour cette année.
Structuré en modules de 2 400 ha de plantations privées et jusqu’à 10 000 ha de production par les petits agriculteurs, le parc vise une capacité de 100 000 tonnes par an d’ici 2050. La relance concerne aussi d’autres cultures pérennes comme le café et le cacao. Un plan social annuel sera mis en œuvre avec les autorités locales et la société civile, afin que les retombées profitent durablement aux populations.
Le soutien de la province
Le gouverneur a salué les efforts des propriétaires de PAID SA et les a remerciés d’avoir fait confiance au potentiel du Bas-Uélé en y investissant massivement, malgré de nombreux obstacles, en particulier l’absence de routes. Pour lui, la relance du coton et de l’agriculture constitue un levier identitaire et économique majeur pour le Bas-Uélé et pour l’ensemble de l’espace Grande Orientale. Il a toutefois déploré la fermeture provisoire de la SOTEXKI à Kisangani, sans laquelle aucune filière coton n’est envisageable.
Photos : Presse Gouvernorat Bas-Uélé.
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